Le Zubial

Plus que de l’amour, c’est une force d’attraction qui lie Alexandre Jardin au Zubial, ce père de toutes les extrémités, de toutes les extravagances. Une poignée d’années avant de décider d’assumer la honte d’avoir un Nain Jaune de grand-père collabo dans « Des gens très bien », Jardin dépeint son père parti trop tôt sous les traits d’un guide spirituel perché sur son excentrique réalité, toute de frasques et de démesure, pour mieux fuir la monotonie. Le fils encense tellement que le père paraît tout droit sorti d’un film, lui qui fût célèbre scénariste. L’infinie admiration régit le ton du livre mais elle paraît si profondément sincère que j’ai dévoré « Le Zubial » avec délice.