Rosa Candida

C’est sur une planète ouatée que m’a transporté « Rosa Candida », drôle d’ouvrage islandais ni fiction ni raison, teinté de rose saumon et de bleu plat. Paternité, amour, religion, cinéma, fraternité, botanique, on effleure les thématiques avec délicatesse et on ne bouscule pas le lecteur. On fait un bout de chemin bisounours ensemble et on se sépare avec l’impression d’avoir lu le début d’une histoire qui pourtant finit bien là. Et malgré tout, j’ai passé un bon moment. Peut-être parce qu’il est des périodes où du plus profond de son corps, on a besoin d’un peu de mièvrerie amenée avec bienveillance, teintée de mystère et de poésie. On n’avait rien demandé, Audur Ava Olafsdottir l’a fait.