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Homophobie intérieure

Déconstruire pour se reconstruire

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Chroniques

BD

Voyage aux îles de la Désolation

Quand le dépaysement ne tient qu'à la plongée dans une BD, c'est que scénario et esthétique touchent en plein cœur, suspendant le temps de lecture en voyage immobile. Avec « Voyage aux îles de la Désolation », on a le privilège d'accompagner l'auteur, Emmanuel Lepage, à bord du Marion Dufresne, bâtiment voué à sillonner les océans dans l'unique but de ravitailler les bases scientifiques subantarctiques, Crozet, Kerguelen, Amsterdam. C'est une inoubliable rencontre avec ceux qui vivent l'attraction des pôles, professionnels passionnés ou touristes avides d'extrêmes, ça sent l'odeur du mazout et le vent austral, et ça en apprend un peu plus sur les mystères des missions en terres australes. Le regard de Lepage mêlé à son excellent coup de crayon en font une magnifique BD documentaire à découvrir les yeux grand ouverts.

BD

Les Vieux Fourneaux

Se glisser sous la couette un dimanche après-midi frisquet et humide et enchaîner la lecture des trois tomes des Vieux Fourneaux, c'est aussi jubilatoire que de s'offrir une grasse mat le premier jour des vacances, d'ouvrir les volets et d'accueillir sur le lit les doux rayons du soleil... et de poursuivre par un ptit déj pain grillé-beurre salé... Ici, le scénario fendard joue le rôle de grasse mat, les personnages celui des rayons du soleil, les anecdotes l'odeur du pain grillé... Avec cette BD, Lupano et Cauuet visent drôle, surprenant et intergénérationnel, de quoi s'attirer la sympathie d'un large panel de lecteurs. Bien joué.

Livre

Le Zubial

Plus que de l'amour, c'est une force d'attraction qui lie Alexandre Jardin au Zubial, ce père de toutes les extrémités, de toutes les extravagances. Une poignée d'années avant de décider d'assumer la honte d'avoir un Nain Jaune de grand-père collabo dans « Des gens très bien », Jardin dépeint son père parti trop tôt sous les traits d'un guide spirituel perché sur son excentrique réalité, toute de frasques et de démesure, pour mieux fuir la monotonie. Le fils encense tellement que le père paraît tout droit sorti d'un film, lui qui fût célèbre scénariste. L'infinie admiration régit le ton du livre mais elle paraît si profondément sincère que j'ai dévoré « Le Zubial » avec délice.

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